Autoédition ou édition traditionnelle : le comparatif pour mieux choisir

Les auteurs qui débutent sont parfois pris de doutes lorsqu’il s’agit de choisir entre l’autoédition ou l’édition dite « classique » ou « traditionnelle ».

Que ce soit lors des entretiens téléphoniques ou dans mes échanges par écrit avec les auteurs, c’est une question qui revient régulièrement. Et pour cause : si tu ne connais pas bien le milieu de l’autoédition ni celui de l’édition classique, comment peux-tu choisir la meilleure solution ?

Dans cet article, je t’explique brièvement en quoi consiste chaque type d’édition, puis ce qui les différencie principalement. Le cœur de cet article se trouve dans le comparatif où tu trouveras les avantages et les inconvénients de chacune des solutions.

Dans un autre article, que je te conseille de lire à la suite de celui-ci, je t’aide à  faire ton choix en te posant les bonnes questions ! Je te propose aussi une solution alternative : l’autoédition, mais avec les avantages de l’édition classique ! 

Autoédition ou édition ?

Pour bien faire la différence entre l’autoédition ou édition, commençons par leur définition.

C’est quoi l’autoédition ?

L’auteur édite soi-même son ou ses livres.

L'instant définition

Autoédition

Édition d’un ouvrage par son auteur sans autre intermédiaire qu’un imprimeur. Source : Larousse

L’auto-édition ou autoédition consiste pour un auteur à prendre lui-même en charge l’édition de ses ouvrages, sans passer par l’intermédiaire d’une maison d’édition. L’ouvrage peut être imprimé (livre, magazine) ou en format numérique (livre numérique, site web). Source : Wikipédia 

Ce que Wikipédia précise aussi, et j’aime beaucoup cette précision…

L'auto-éditeur est un éditeur comme les autres, avec la différence qu'il propose un « catalogue » forcément limité à sa production personnelle, et qu'il doit connaître les spécificités de « son » marché.

Attention au piège ! L’édition à compte d’auteur n’est pas l’autoédition !

Ce dont je ne parle pas : l’édition à compte d’auteur, avec des plateformes qui se vendent comme une maison édition en utilisant un vocabulaire qui porte à confusion pour un auteur inexpérimenté. Éditer à compte d’auteur c’est faire appel aux services payant d’un site en ligne qui, une fois le livre publié, prélève, en plus du coût des services, une commission sur les ventes et/ou imposent à l’auteur de vendre un minimum de livre.

L'auto-édition est souvent confondue avec l'édition à compte d'auteur.

C’est quoi l’édition classique ou traditionnelle ?

L’édition est aussi appelée à compte d’éditeur ou en maison d’édition. L’auteur est choisi par une maison d’édition pour publier son livre. C’est cette maison d’édition qui prend en charge les frais de publication.

L'instant définition

Édition

Reproduction et diffusion (d’une œuvre intellectuelle ou artistique) par un éditeur. Source : Le Robert

Maison d'édition

Une maison d’édition est une entreprise ou une association dont l’activité principale originelle est la production et la diffusion de livres ou de documents mis en page. Aujourd’hui, le métier d’éditeur englobe plus généralement l’édition de documents tous supports avec comme cœur de métier l’industrie du livre au sens large (cahiers reliés, catalogues, fascicules, album, classeurs, etc.).  Source : Wikipédia

Éditer son livre s’est donc faire appel à une entreprise spécialisée pour éditer son livre. 😉 Sauf que c’est l’entreprise qui te choisit.

L’autoédition, c’est nouveau !

L‘autoédition et relativement « nouveau ». En effet, je parle juste au-dessus d’édition « traditionnelle » puisque faire appel à une maison d’édition pour éditer et publier un livre est ce qui se faisait automatiquement « avant ». Avant quoi ?

Avant que les nouvelles technologies permettent aux auteurs, et à tout à chacun, d’éditer ses propres livres, sans l’aide des entreprises que sont les maisons d’édition. Avant, nous en aurions été incapables car nous ne possédions pas les outils nécessaires.

Par ailleurs, le développement de nouvelles techniques d’impression permet d’imprimer de manière automatisée les livres. Et c’est grâce à cette évolution qu’Amazon, entre autres, est capable d’imprimer un seul exemplaire d’un livre à un prix compétitif. Pour qu’un imprimeur classique propose un livre de 200 pages à environ 3 € l’unité, il faudrait lui commander des centaines de livres ! Et peut-être même avoir un arrangement et une réduction. 😉

De plus, il est maintenant possible de mettre en page un livre et de créer une couverture depuis chez soi, simplement en possédant un ordinateur.

L’intermédiaire qui était avant indispensable ne l’est plus. C’est donc grâce à l’évolution technologique que l’autoédition est devenue possible.

Deux pinces pour la comparaison entre autoédition ou édition
Photo de Karolina Grabowska provenant de Pexels

Ce qui ne différencie pas l’autoédition et l’édition – points communs entre l’autoédition et l’édition

Avant de me lancer dans la bataille de l’autoédition VS l’édition, j’aimerais rappeler que les deux formes d’édition ont des points en commun.

La qualité du livre

Le premier et grand point en commun entre l’autoédition et l’édition est la qualité des livres publiés et vendus.

Certains disent que les livres autoédités ne sont pas aussi qualitatifs que ceux sortis de la machine bien rodée d’une maison d’édition. Pourtant, il est possible d’être déçu d’un livre publié en maison d’édition tout comme je découvre régulièrement des pépites dans l’autoédition !

Bien entendu, certains auteurs amateurs autoédités ternissent l’image de ce type d’édition. Et c’est bien dommage pour le reste des auteurs.

Mais il y a également des dizaines de livres auto-édités qui sont de qualité équivalente sinon supérieure aux livres qui passent par des maisons d’édition. Des perles qui n’auraient peut-être jamais vu le jour si l’auto-édition n’avait pas existé.
Jérôme Vialleton

Écrire et être lu.com

Les auteurs

Le point en commun entre l’autoédition et l’édition traditionnel c’est bien évidemment l’auteur. Sans lui, ni l’un ni l’autre n’existerait !

Note bien que les auteurs autoédités sont de « vrais auteurs ». En tant qu’auteur autoédité, nous souffrons peut-être plus du syndrome de l’imposteur (voir l’article de Jérôme Vialleton à ce sujet, clique sur le lien) mais cela n’est dû qu’à des croyances et au fait de ne pas avoir été sélectionné et donc approuvé par les professionnels de la littérature.

Quoi qu’il en soit, les avis des lecteurs, les ventes et les progrès de l’auteur dans cette aventure compensent ce manque du départ. Et puis, la fierté d’avoir « tout fait tout seul » rééquilibre la balance.

Des pierres en équilibre pour la comparaison entre autoédition ou édition
Photo de Pixabay provenant de Pexels

L’investissement de l’auteur

Dans l’autoédition ou l’édition classique, l’auteur doit s’investir. J’y reviens plus en détail plus bas mais je tiens à préciser ici qu’être auteur, c’est équilibrer l’énergie, le temps et l’argent dépensé dans la réalisation de son projet. L’équilibre est différent entre l’autoédition et l’édition traditionnelle, mais l’auteur doit s’engager dans tous les cas !

Le travail sur le livre

Que ce soit dans l’autoédition ou l’édition en maison d’édition, la création et la publication du livre demandent du travail. Beaucoup de travail et de multiples compétences, parfois complexes et souvent spécifiques. Avoir de l’expérience dans chacune de ces étapes est un atout.

Un auteur édité bénéficiera de l’appui des professionnels de la maison d’édition pour pallier ses méconnaissances. L’auteur ne fait « qu’écrire ». C’est déjà énorme, bien entendu.

Quant à l’auteur autoédité, il écrit ET il est responsable de toutes les étapes de la création et la publication de son livre ainsi que de sa promotion !

Toutes ces étapes doivent être réalisées, peu importe le type d’édition choisi.

La date de sortie du livre

Dans l’autoédition et l’édition, il faut choisir la date de sortie du livre. Et cette date dépend des mêmes impératifs dans les deux types d’édition : le travail de création du livre, le commun accord entre l’auteur et les professionnels (que ce soient ceux engagés par l’auteur ou l’équipe de la maison d’édition).

Tout dépend du temps que chaque acteur mettra à réaliser sa part du travail et du temps que mettra l’auteur à gérer sa part du travail !

La vente, la promotion du livre

Contrairement à ce que certains pensent de prime abord, faire la promotion de son livre n’est pas « gagné » pour les auteurs édités en maison d’édition.

Bien entendu, les maisons d’édition offrent certains avantages que j’explique plus bas. Dans tous les cas, l’auteur doit parler de ses livres autour de lui, sur les réseaux sociaux, auprès des lecteurs potentiels, lors d’événements comme les salons, les séances de dédicaces, etc. Lorsqu’il débute, l’auteur doit forger sa communauté puis il doit la fidéliser, peu importe son statut d’auteur.

Deux ananas de taille différente pour la comparaison entre autoédition ou édition
Photo de Maksim Goncharenok provenant de Pexels

Autoédition comparée à l’édition classique traditionnelle : avantages et inconvénients

Dans cette partie, je passe en revue les avantages et les inconvénients de l’autoédition et de l’édition dite « classique » en effectuant un comparatif entre les deux statuts d’auteur.

Je commence par les inconvénients pour finir sur une touche plus positive ! 😉

Les inconvénients de l’édition VS l’autoédition

Les éditeurs rejettent une majorité de manuscrits

C’est connu, un auteur a peu de chances d’être sélectionné par une maison d’édition. La quantité de manuscrits envoyés est telle que les professionnels de la littérature se voient obligés d’êtres sélectifs. De plus, chaque maison d’édition à sa ligne éditoriale, ce qui élimine une grande partie des manuscrits qui ne correspondent pas.

De plus, il s’avère qu’aux yeux des maisons d’édition, nombre de texte est « mauvais ». Pour l’auteur, il s’agit de son « bébé », d’un chef-d’œuvre qui mérite d’être lu, connu et reconnu.

Mais pour le professionnel au sein de l’entreprise qu’est une maison d’édition, il s’agit d’un investissement et d’une prise de risque. Il n’est pas question de sentiment ou d’attachement. La maison d’édition ne doit pas avoir trop de travail, notamment de correction et de réécriture sur le manuscrit. Pour ces entrepreneurs et ces professionnels de la littérature, l’objectif est le profit et la rentabilité.

Dans l’autoédition, c’est toi qui choisis de publier ton livre !

L’auteur doit envoyer son manuscrit par ses propres moyens

Le procédé est simple mais fastidieux et il est difficile (voir impossible) de vérifier son efficacité.

Si tu souhaites être édité, tu es obligé d’envoyer ton manuscrit imprimé accompagné par une lettre qui motive ta demande. Puis, tu dois patienter… Tu attends que les maisons d’édition veuillent bien te répondre (ou pas) et te faire part de leur réponse. Aucune action n’est possible après l’envoi. Ça passe, ou ça casse. Pas moyen de défendre ton projet.

Les coûts d’envoi des manuscrits ne sont pas négligeables. En effet, peu de maisons d’édition acceptent l’envoi par courriel électronique (ce qui serait bien plus écologique à mon avis).

Il faut compter une dizaine d’euros, voire plus si ton livre contient plus de 200 pages. Et multiplie ce coût par le nombre d’envois de ton manuscrit aux maisons d’édition !

Dans l’autoédition, tu envoies ton manuscrit aux professionnels de ton choix pour qu’ils t’aident à en faire un livre. Mais tu reçois une réponse, un devis et une aide de leur part si vous êtes d’accord sur les termes des services proposés.

Il faut savoir comprendre et négocier un contrat d’auteur

Lorsque tu obtiens le Graal, et que tu es « enfin » contacté par une maison d’édition, ce n’est que le début de nombreux questionnements. Et ce n’est pas gagné !

Tu reçois ensuite le contrat qui te permettra d’éditer ton livre si tu en acceptes les conditions complexes. Il est préférable pour toi de bien lire ce document. OK. Mais comme pour toute nouveauté, comment savoir si les conditions sont bel et bien justes, favorables et ce qu’il faut négocier ?

De plus, après des mois (ou des années) d’attente, tu es bien souvent trop heureux d’avoir été choisi pour risquer de te voir fermer les portes de ton rêve, tout cela pour négocier un ou deux pour cent de droits d’auteurs que tu toucheras éventuellement. La peur de faire pire que mieux bloque. Et puis, il n’est pas donné à tout le monde de « négocier ».

La nécessité d’être aidé dans la compréhension et la négociation de ton contrat d’édition est bien réelle. La preuve, de nombreux sites et blogs traitent du sujet.

Tu es confronté à cette étape ? Bravo à toi pour avoir été choisi. 🙂

Dans l’autoédition, je te déconseille de signer quelconque contrat. Car cela signifie qu’i s’agit d’édition à compte d’auteur dont je t’ai parlé plus haut. Aucun contrat n’est à signer dans l’autoédition ! Tu conserves tous tes droits d’auteur.

> L’aide juridique pour défendre tes droits d'auteurs et comprendre les contrats d'édition.

Tu te poses tout un tas de questions sur ton contrat d’édition…

  • Que contient un contrat d’édition ?
  • Que regarder dans un contrat d’édition ?
  • Quelles sont les obligations de l’auteur et de l’éditeur suite à la signature du contrat d’édition ?
  • Qu’est-ce que doit dire le contrat d’édition concernant la cession de vos droits d’auteurs ?
  • Quelles sont les clauses de préférence ?

Anaïs Guiraud, juriste en droit des affaires répond à toutes ces questions et bien d’autres dans un podcast (tu peux aussi lire l’article si tu préfères) sur le site de jecrisunroman.fr.

> Écouter le podcast : https://jecrisunroman.fr/contrat-d-edition-droits-d-auteur/

Ses 20 ans d’expérience dans le droit spécifique des entreprises et des contrats notamment t’aideront à y voir plus clair.

Julie Huleux aide aussi les auteurs dans ce cas de figure grâce à ses masterclasses sur son site juliehuleuxmasterclass.com

> L’aide et le conseil dans la négociation de ton contrat d’édition

Si tu préfères un conseil  personnalisé, je te conseille de chercher du soutien sur le site de la Société des Gens De Lettres (la SGDL).

Les gains financiers sont faibles

La somme que tu touches lors des ventes de ses livres est appelée « droits d’auteur ». Chaque vente d’un livre rapporte une certaine somme qui sera divisée entre tous les intermédiaires, notamment la maison d’édition, le diffuseur, le libraire, toi en tant qu’auteur, etc.

Il faut savoir que tu ne toucheras pas plus de 8 à 10 % de la vente de tes propres livres. La négociation du contrat et l’expérience dans la maison d’édition te permettent de négocier une hausse de tes droits d’auteur. Mais la somme reste très faible.

Je te parle des gains dans l’autoédition plus bas, mais je peux déjà te dire que les chiffres sont bien plus élevés qu’en édition classique !

Les choix du titre et de la couverture du livre

Savais-tu que l’éditeur peut exiger la modification du titre et de la couverture de ton livre ? Et dans ce cas, tu n’as pas d’autre choix que d’accepter les propositions de la maison d’édition. Bien sûr, tu as ton mot à dire, mais tu n’es pas LE décideur. Tu dois justifier et défendre ton point de vue, faire des compromis. Tu n’es pas libre de choisir le litre de ton choix.

Dans l’autoédition, sauf si le titre existe déjà, tu choisis celui que tu veux ! Tout comme la couverture !

Le manuscrit est retouché et modifié à la demande de la maison d’édition

Lorsque tu es édité par une maison d’édition, tu n’as pas un pouvoir absolu sur ce que tu écris.

En effet, l’éditeur ne publie pas le manuscrit dans l’état où tu le lui as envoyé. Il exige des ajouts, des coupures, des modifications bénignes ou importantes du texte.

C’est une partie frustrante pour toi qui a déjà effectué un gros travail sur ton manuscrit pour le polir à ton goût, qui l’a relu et corrigé à maintes reprises, et amélioré comme tu le souhaites. À cette étape, tu dois tout reprendre, réécrire des parties, accepter les critiques, les exigences de la maison d’édition… bref, tu dois revoir sa copie !

Selon la maison d’édition, même un « bon » manuscrit ne l’est pas assez pour mériter d’être publié par ses soins. Les éditeurs veulent y mettre leur pâte, pour que le livre s’intègre au mieux à leur ligne directrice, à leurs standards, à leur goût, à leur public, etc. Le manuscrit que tu leur as envoyé n’est qu’une base à retravailler et à polir. 

Bien entendu, le but n’est pas de te frustrer en tant qu’auteur, mais bien d’améliorer le texte (selon les critères de l’éditeur). Les professionnels des maisons d’édition ont l’expérience et le savoir que toi et tous les auteurs sélectionnés ne possèdent pas. Ce travail permet souvent de publier un livre plus abouti, plus percutant et plus vendable.

En autoédition, sauf si tu fais appel à un bêta-lecteur et un correcteur, et que tu souhaites suivre leurs conseils avisés, personne n’exigera de toi que tu modifies ton texte. Mais j’y reviendrai plus bas.

La promotion et la vente du livre

Quoi qu’il arrive, tu dois parler de tes livres pour les vendre. Ce n’est pas la maison d’édition qui va se charger à elle seule de vendre tes livres. Tu as un gros travail de promotion à gérer. Ta présence sur les réseaux sociaux, sur un site internet, sur les salons et en séances de dédicaces est nécessaire pour que ton livre atteigne les objectifs de vente de la maison d’édition.

Même en tant qu’auteur édité, tu n’es pas libéré de cette tâche. Alors oublie l’idée de passer tes journées à écrire et à récolter le fruit de tes œuvres sans sortir de chez toi ou de ta zone de confort. Non, c’est bien à toi qu’il incombe de vendre ton livre !

Et dans l’autoédition aussi ! C’est un inconvénient qu’ils ont en commun comme nous en avons parlé. Mais dans l’autoédition, tu le sais dès le début, il n’y a pas de faux espoirs.

Les délais avant la publication sont longs

Lorsque tu signes ton contrat d’édition, ton livre ne fait que commencer le long voyage vers les lecteurs. Il faut compter plusieurs mois, voire plus d’un an dans le pire des cas, pour retravailler ton manuscrit, mais pas seulement. La correction orthographique de ton manuscrit, la création de la couverture, et le choix de la date de sortie allongent le moment où, enfin, tu tiendras ton livre entre tes mains. C’est la maison d’édition qui gère ces étapes. En tant qu’auteur, tu dois respecter les délais qui te sont impartis dans la réécriture de ton manuscrit, et attendre patiemment que les professionnels fassent leur travail.

Dans l’autoédition, c’est toi qui gères les délais avec les professionnels qui t’aident. Ou bien c’est toi qui gères tes propres délais si tu crées et publies ton livre seul.

J’ai commencé par le plus dur, mais cela s’améliore à partir d’ici. 😊

Une balance en or pour la comparaison entre autoédition ou édition
Photo de EKATERINA BOLOVTSOVA provenant de Pexels

Les avantages de l’édition VS l’autoédition

Le manuscrit est validé par des professionnels de la littérature

Lorsque tu soumets ton manuscrit à une maison d’édition, tu te confrontes au regard professionnel d’un éditeur. S’il te choisit, tu te sens validé et rassuré sur la qualité de tes écrits. Tu « mérites » d’être appelé un auteur dans le sens qu’une personne d’autorité te l’as dit. C’est plus facile ainsi, tu n’as pas besoin de travailler ta confiance en toi et tu es moins confronté au syndrome de l’imposteur.

Dans l’autoédition, tu fais un réel travail intérieur pour assumer ton talent et ton droit de te faire appeler « auteur ». C’est un passage presque obligé très valorisant.

L’appui de professionnels du métier

Dès lors que tu es édité par une maison d’édition, tu es soutenu dans l’écriture de ton livre, le choix du titre, la création de la couverture, la vente de ton livre…

Eh oui, ce n’est pas qu’un inconvénient. Certains auteurs apprécient et recherchent ce côté-là de l’édition.

Le but de toutes ces étapes gérées par les professionnels de la maison d’édition est d’améliorer et d’assurer que le titre n’est pas utilisé ou qu’un livre en préparation dans une autre ME porte le même. C’est aussi un bon moyen d’obtenir une couverture professionnelle et qui vende ! Et aussi de proposer un livre de qualité au lecteur (sous-entendu que tu n’en aurais pas été capable sans leu aide).

J’ajouterai que le travail effectué sur le manuscrit en collaboration avec un professionnel du milieu a aussi un avantage certain : cette personne aime déjà ton style et ton histoire ! Et vous allez l’améliorer ensemble. C’est un partenaire de confiance, tu n’es plus seul, tu travailles avec un passionné de la littérature et une personne qui aime ton livre.

Dans l’autoédition, c’est à toi de décider de ces éléments vitaux de ton livre. Si tu t’autoédites seul, ce sont des étapes très difficiles. Si tu fais appel à des pros, la tâche est facilitée !

La création de ton livre facilité

Avec une maison d’édition, tu n’as aucune démarche à effectuer. Ce sont les professionnels qui font tout le travail à ta place. Tu ne sais pas trop qui fait quoi, car la machine est bien huilée. En tant qu’auteur, tout ce que tu as à faire c’est de valider le bon à tirer. Cela apporte du confort et de la sécurité. C’est un avantage indéniable.

Dans l’autoédition, c’est à toi de veiller à respecter les obligations légales. Il y a une part de tâches administratives, que tu peux déléguer pour réaliser toi-même. Mais dans tous les cas, tu en es le responsable.

Les prestataires de confiance : un réseau de diffusion et de distribution établie

Les maisons d’édition qui possèdent des années d’expérience ont acquis un beau carnet d’adresses et la recette pour un résultat optimal.

En effet, elles possèdent des contacts de confiance et proposent des livres en quantité. Chacun sait ce qu’il a à faire. Les coûts sont réduits pour l’éditeur. La machine tourne sans que l’auteur n’ait rien à faire. Pas de question concernant la diffusion et la distribution de ton livre* !

D’ailleurs, ce sont les professionnels qui font le travail de convaincre les libraires de commander des exemplaires de ton livre, ils en parlent auprès des libraires comme n’importe quel fournisseur propose son catalogue de produits en boutique. L’auteur n’a pas à visiter les librairies pour cela. Pas pour le moment en tout cas. 😉

Dans l’autoédition, surtout si tu commences, c’est à toi de dégoter les professionnels de confiance pour t’aider à créer et éditer ton livre. C’est aussi le moment d’établir des relations de confiance. Pas toujours facile au début ! Je te donne des solutions à ce sujet un plus bas.

*Tu te demandes peut-être de quoi il s’agit.

L'instant définition

La diffusion d’un livre

Le diffuseur se charge de trouver les différents points de vente où le livre sera disponible. Il s’agit de la communication sur les ouvrages dans les différents points de vente du livre.

La distribution d’un livre

Le distributeur gère l’acheminement des livres jusqu’au point de vente. Il gère l’envoi de tes ouvrages à tiers dans les différents points de vente du livre.

Attention, cela ne retire pas la nécessité pour l’auteur de parler de vendre ses livres. Car même si certains de ses exemplaires sont présents dans quelques libraires de France, son livre reste « noyé » dans la masse. Les lecteurs ont besoin de savoir que ton livre existe. Peu importe que ton livre soit disponible ou non en librairie physique. Et cela vaut pour l’autoédition comme pour l’édition classique.

L’aide dans la promotion et la vente de ton livre

Oui, c’est bien la maison d’édition qui paye les publicités dans les magazines littéraires, les entrées dans les salons, les services presse (il s’agit de l’envoi d’un livre à la presse pour qu’un journaliste en parle).

Mais pour le reste, c’est encore et toujours à toi de parler de ton livre. 😉

Et dans l’autoédition, c’est semblable, sauf que c’est à toi de payer et de démarcher les organismes. D’où la difficulté.

Les livres n’ont généralement pas une très longue vie

« On estime en général que la vie d’un livre en librairie dépasse rarement 3 mois. C’est particulièrement frustrant en sachant que les éditeurs demandent souvent des droits de publication pour 10 ou 20 ans. Ou même parfois pour la vie. »

Source : https://www.dominicbellavance.com/autoedition-edition-a-compte-dauteur/.

Je n’ai rien d’autre à ajouter. 😉

Sauf que dans l’autoédition, il n’y a pas de date de péremption pour ton livre !

Obtiens plus de détails sur l’édition à compte en maison d’édition dans l’article de Jérôme Vialleton (clique sur le lien).

Le prestige d’être un auteur édité, le discrédit de ne pas être choisi

Enfin, je reviens sur cette idée de valeur et de prestige qu’offrent les maisons d’édition aux auteurs chanceux d’avoir été sélectionné par des milliers d’autres postulants.

Cependant, selon moi, il s’agit d’une croyance. C’est une idée reçue malheureusement répandue dans notre conscient comme dans notre inconscient. Trop d’auteurs ne le deviennent jamais et enterrent leurs rêves pour avoir cru en cette fausse idée.

Comme si tu devais être choisi par untel pour avoir le droit d’être considéré comme un auteur… C’est une idée à laquelle je n’adhère pas bien qu’elle soit répandue et très « humaine ».

Je pense que nous sommes qui nous sommes. Tu te sens auteur, dans le corps, dans le cœur et dans l’âme ? Alors qui peut te dire que tu l’es ou ne l’es pas ? Donner ce droit à une personne extérieure de t’identifier comme auteur ou non revient à lui donner un pouvoir que personne ne mérite. Toi seul es capable de te donner ce titre.

Tu te sens auteur ? Alors tu es auteur. C’est aussi simple que cela.

Si une maison d’édition te choisit, et que cela t’apporte le sentiment d’être un « vrai auteur », je t’en félicite ! Bravo à toi. Profite du prestige que l’appellation « auteur édité par une maison d’édition » te donne. Pourquoi pas. 🙂

Si aucune de ces entreprises ne te sélectionne, ne baisse pas les bras. C’est à toi te choisir d’être auteur ou non. Ce ne sont pas ces refus qui te retirent ce droit. Sois-fier d’être auteur et de créer ton livre par tes propres moyens, malgré les difficultés ! Toi, tu as le courage de poursuivre, même sans l’appui des « grands » de ces entreprises littéraires.

Les maisons d'édition ne cherchent pas seulement des talents

Et rappelle-toi que les maisons d’édition doivent choisir, et ce n’est pas que le talent qu’ils jugent ! Ils ont leurs propres critères, leurs chartres, leurs besoins du moment… Trop d’éléments entrent en considération pour croire que tu ne mérites pas d’être auteur simplement par ce que ce n’était pas le bon moment, le bon éditeur, etc.

Enfin, rappelle-toi qu’une maison d’édition est une entreprise à la recherche de bénéfices, pas seulement de talents. Les professionnels veulent vendre, ils cherchent donc ce qui est bon, certes, mais ce qui se vend avant tout ! Ton manuscrit peut être bon, très bon, excellent même ! Et changer la vie de milliers de lecteurs. Mais s’il n’est pas considéré comme « vendeur » pour la majorité, ou n’entre pas dans certaines cases, il fait peut-être partie des manuscrits qui ne seront pas sélectionnés.

Si c’est ton cas, cela ne te retire en rien le droit de proposer ton talent, tes idées, tes écrits aux lecteurs. Alors vas-y ! Avec ou sans la validation d’un chef d’entreprise et professionnel de la littérature classique, partage ton message ! 😉

Deux animaux qui luttent pour la comparaison entre autoédition ou édition
Photo de Pixabay provenant de Pexels

Face à l’édition en maison d’édition, se trouve l’autoédition, aussi appelé auto édition ou auto-édition, ou encore auto publication avec toutes ses variantes. Mais nous parlons tous de la même chose (voir définition ci-dessus).

Comme précédemment, je commence par les inconvénients avant de passer aux avantages, car j’aime garder le meilleur pour la fin !

Les inconvénients de l’autoédition VS l’édition

Tout le monde peut s’autoéditer.

Premier des inconvénients, en tant qu’auteur autoédité, tu es mêlé à tous les autres auteurs qui ont choisi cette voie.

Certes, tu peux te trouver à côté des plus grands, mais aussi mêlé aux auteurs qui mettent leur livre en ligne, bourré de fautes, illisible, et dont la qualité est à remettre en cause dès les premières lignes. Bien sûr, chacun ses goûts mais certaines bases ne sont pas toujours respectées. Et c’est l’image de toute la communauté d’auteurs autoédités qui en pâtit.

Alors, si tu choisis l’autoédition, veille à proposer un contenu de qualité. Je ne parle pas ici de goûts et de couleurs, mais bien du minimum nécessaire pour que le livre soit lisible et correctement écrit.

En édition, la maison d’édition fait office de filtre et c’est son image qui est en jeu si elle propose des livres peu qualitatifs à ses lecteurs. Nous retrouvons donc moins de problèmes, sauf si la maison d’édition est petite, récente et peu rigoureuse.

La mauvaise image dans le milieu de la littérature

J’en viens en toute logique à la mauvaise image qui colle encore à la peau des autoédités dans le milieu littéraire « classique ».

Nous pouvons même parler d’ostracisme (exclusion) des auteurs autoédités vis-à-vis des auteurs édités. De nombreuses institutions comme les médiathèques, les librairies, la presse et certains lecteurs refusent les livres pour seul motif d’être autoédité. Cela renforce le rejet parfois déjà subi si tu n’as pas été sélectionné par les fameuses maisons d’édition.

Mais surtout, ce sont des portes qui se ferment sous ton nez. Ce qui rend l’autoédition plus difficile si tu souhaites vivre la vie d’un auteur « classique ». Ce rejet demande à changer de point de vue, ne pas faire « comme les auteurs édités » mais à trouver les moyens de rencontrer tes lecteurs sans passer par les voies classiques déjà empruntées et réservées aux maisons d’édition et leurs poulains.

Cependant, les préjugés et les comportements rétrogrades peuvent « faire mal ». À toi, à nous de montrer que l’image d’amateurisme et de petit budget est fausse.

Ici, c’est la maison d’édition qui l’emporte car leur image est bénéfique aux auteurs édités.

La responsabilité est portée par l’auteur

En tant qu’auteur autoédité, tu es garant de trouver les moyens et les stratégies nécessaires pour créer ton livre et le faire connaître par tes lecteurs. C’est un investissement en temps à ne pas négliger qui demande de l’organisation, des compétences et de la persévérance.

Avec une maison d’édition, tu partages cette responsabilité, ce qui soulage et sécurise bien évidemment.

Les professionnels peu scrupuleux

Les tâches sont tellement vastes que la plupart des auteurs font appel à des professionnels pour les aider dans la création et l’autoédition de leurs livres.

Malheureusement, certains auteurs débutants font face à des arnaques.

J’ai eu le retour alarmé d’un auteur pour qui je venais de Co-Autoéditer un livre en version française et anglaise sur Amazon. Celui-ci me demandait de dépublier en toute urgence la version anglophone. En effet, le traducteur, gracieusement payé, n’avait fait que coller le texte obtenu grâce à Google Traduction et l’envoyer à l’auteur. Celui-ci, aucunement bilingue, n’a pas fait vérifier le texte. Ce sont les lecteurs qui lui ont signalé la qualité grotesque du livre.

Ces mauvaises expériences entrainent une peur de se faire voler chez les auteurs autoédités, et c’est peut-être ton cas. Le meilleur moyen pour éviter de telle mésaventure et de bien vérifier les avis des autres auteurs concernant le professionnel contacté. Celui-ci ne peut pas arnaquer sans que cela se sache en fouillant un peu.

Il s’agit ici d’un risque partagé avec les maisons d’édition qui ferment après seulement quelques mois, sans payer ni rendre les droits d’auteurs, c’est un risque à prendre en compte.

La quantité de travail à fournir

Même lorsque l’auteur délègue certaines tâches à des professionnels, il ne se dédouane pas d’une certaine quantité de travail (et de responsabilité) dans la création et la publication de son livre.

En effet, en tant qu’auteur (surtout débutant), tu dois avoir une vision globale de l’autoédition, comprendre les étapes principales et te fixer des objectifs. De plus, il te faut vérifier ce que tu es capable de faire ou non, et ce que tu as envie de gérer par toi-même ou de déléguer. De plus, même lorsque tu t’offres les services d’un professionnel, tu restes l’auteur et donc le grand décideur. Le professionnel et toi travaillez en équipe (tout comme l’auteur avec la maison d’édition).

Quoi qu’il arrive, tu devras t’investir dans la création et la publication de ton livre.

En maison d’édition, tu as moins de travail car tu dois juste t’occuper de réécrire, modifier ton manuscrit avec l’éditeur, puis vendre ton livre.

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Le risque financier

Qui dit faire appel aux services d’un professionnel signifie un investissement financier. Certains limitent les frais au minimum et trouvent les moyens et le temps de réaliser le reste tout seul. Mais d’autres auteurs n’ont ni les compétences, ni le temps, ni l’envie de gérer certaines activités obligatoires de l’autoédition. Et c’est tout à fait normal, rassure-toi. Chacun son métier !

Concernant le risque financier que cela engendre, je pense que tout est une histoire de point de vue. Et d’objectifs !
  • Si tu t’autoédites dans une optique entrepreneuriale, c’est-à-dire de vendre et de gagner de l’argent, il te faut veiller à rentabiliser ton investissement. La pression est forte car tu dois vendre pour que cela fonctionne.
  • Si tu t’autoédites pour être reconnu par les maisons d’édition, les frais de création et de promotion de ton livre s’ajoutent à ceux d’envoi de ton manuscrit. Mais si c’est le prix pour réaliser ton rêve, pourquoi pas ?
  • Si tu t’autoédites pour voir ce que ça donne, pour enfin tenir ton livre entre tes mains, pour parler d’un sujet qui te tient à cœur, pour partager un message, pour parler de tes compétences dans un cadre professionnel… Alors tu peux voir les choses autrement.

C’est un cadeau que tu te fais !

Tu t’offres l’autoédition de ton livre. Alors que certains investissent dans une voiture, dans une garde de robe au top de la mode, dans une bibliothèque de livre remplie à ras le bord, dans l’ouverture d’une entreprise, dans l’organisation d’un voyage… les auteurs autoédités s’offrent les services de professionnels et font de leur mieux pour atteindre leurs objectifs personnels.

Quel beau cadeau pour un auteur. 🙂

En maison d’édition, bien évidemment, aucun risque financier ! Mais les gains sont tout aussi moindres.

La promotion, la vente des livres

Comme je l’ai déjà dit, quoi qu’il arrive, c’est à toi de parler de tes livres pour les vendre. Mais avec l’autoédition, tu es un peu plus seul, car tu ne bénéficies pas du coup de pouce de la maison d’édition, de ses contacts et de la porte ouverte des libraires.

Ce qui reste, et c’est le même travail que pour un auteur édité : parler de ton livre sur les réseaux sociaux (voir mon article à ce sujet, clique sur le lien), sur ton site internet, créer et fidéliser ta communauté… Tu peux aussi organiser des séances de dédicaces (voir mon article à ce sujet, clique sur le lien) et participer à des événements comme des salons. Dans ce cas, c’est à toi de penser à tout, d’organiser et payer les frais… Et c’est encore à toi d’être présent pour que tous ces efforts en vaillent la peine en vendant ton livre aux lecteurs de passage. Pas facile. Mais là aussi, des professionnels de la communication peuvent t’aider.

En maison d’édition, une partie du travail et des frais est géré par l’entreprise. Le reste est tout autant à ta charge.

J’arrive maintenant au moment où je chante les louanges de l’autoédition ! 😉

Tu l’auras compris, j’écris cet article au travers de mon propre prisme. En effet, j’ai choisi l’autoédition, et mon métier est basé sur ce type d’édition. C’est donc tout naturellement que le ton et les explications vont dans ce sens. Rares sont celles et ceux capables de faire preuve d’une totale impartialité.

Des œufs noirs pour la comparaison entre autoédition ou édition
Photo de Andy Barbour provenant de Pexels

Les avantages de l’autoédition VS l’édition

Voici le moment de te parler ce que l’autoédition t’apporte et que l’édition en maison d’édition n’a pas. Tu verras aussi que les deux options comportent aussi certains avantages en commun, bien que vécus différemment.

La rencontre et les échanges avec les professionnels de l’autoédition

Lorsque tu autoédites ton livre, tu entres dans le milieu de l’autoédition : de ses auteurs, des bénévoles et des professionnels, une grande communauté qui s’entraide. Chacun à notre manière, nous vivons cette belle aventure, mettant tout en œuvre pour atteindre nos objectifs. L’image de l’autoédition et la réussite de nos projets est un point commun entre nous tous.

Tu verras que dans ce contexte parfois difficile, et face aux inconvénients détaillés juste au-dessus, les conseils, les vécus et les rencontrent sont les bienvenus ! Chacun sa spécialité, sa méthode et sa manière d’aborder les choses. Ce qui compte, c’est que nous avons choisi l’autoédition !

En maison d’édition, tu ne choisis pas les professionnels avec qui tu travailles. Ce sont eux qui te sélectionnent. Le rapport et la collaboration sont bien différents !

Le contrôle sur toutes les étapes de la création et de la publication du livre

En choisissant l’autoédition, c’est à toi de choisir le titre de ton livre. Certes, personne ne te soufflera le titre idéal, mais tu auras toute la liberté (à condition qu’il n’existe pas déjà) d’inscrire les mots de ton choix sur la couverture de ton livre tant rêvé.

D’ailleurs, c’est à toi de créer et de choisir ta couverture ! Pas de standard obligatoire, mis à part quelques règles légales à suivre (tu peux lire mon article à ce sujet, clique sur le lien). Bien sûr, certains genres invitent à suivre des coloris, des tons, des types de couvertures, mais c’est encore et toujours toi qui décides.

De même, chaque choix te revient : le prix de vente, la taille du livre, la police d’écriture, les titres de chapitre, le contenu du livre… À moins de faire appel à des bêtas-lecteurs et des correcteurs, personne ne viendra te dire quoi et comment écrire. Et là encore, ces professionnels sont là pour t’aider, mais tu gardes le dernier mot. C’est toi qui choisis d’écouter et de suivre leurs conseils ou non. Tu es libre de faire ce que tu veux de ton manuscrit.

Un autre avantage d’être aux commandes, c’est de changer d’avis. En effet, si tu souhaites modifier ta couverture, rien ne t’empêche de le faire ! Cela te demandera du temps et un peu de travail, mais rien de terrible. Le simple fait d’en avoir la possibilité est un gain pour l’auteur.

En maison d’édition, tu dois te « laisser faire ». C’est la maison d’édition qui décide, avec ton accord et ton avis. Pas le contraire. Il est difficile de « lâcher le bébé » dans ces cas-là.

Le soutien de professionnels dédiés à leur métier

L’autoédition ne signifie pas être seul à éditer son livre. Tu peux te faire aider.

Dans l’autoédition, tu as pesé le pour et le contre et c’est ton choix de confier la création de la couverture de ton livre ou la mise en page de ton manuscrit à tel professionnel. En toute confiance, dans une collaboration saine et d’égal à égal. Chacun son métier : le professionnel sait comment faire son travail, et c’est toi l’auteur, donc c’est toi le décideur.

Tu obtiens ce que tu souhaites tout en gagnant du temps pour écrire, préparer la sortie de ton livre, et le vendre. Tu as aussi du temps pour tes autres passions, ta vie personnelle et professionnelle (tu ne vis certainement pas encore de tes livres).

Contrairement aux maisons d’édition qui TE sélectionnent, c’est ici d’un commun accord que tu collabores avec les professionnels. Le graphiste, le correcteur ne travaillent plus dans l’ombre d’une entreprise. C’est toi et le professionnel qui vous choisissez mutuellement.

La relation en est totalement différente. Tu n’es plus dans une position inférieure où un professionnel payé par une entreprise vient créer ton livre en fonction des critères de son patron. Tu n’as pas à te sentir redevable d’être aidé pour créer ton livre. 

Tout est dit. 😉

La liberté grâce à l’autoédition

Un des plus gros avantages de l’autoédition comparée à l’édition en maison d’édition (ça fait beaucoup d’édition mais il faut ce qu’il faut ^^), c’est la liberté!

En effet, avec l’autoédition, tu fais ce que tu veux, quand tu veux, et comme tu veux ! Tu es libre de tes choix et de créer le livre de tes rêves. Peu importe ce qu’une entreprise en dit, c’est toi l’auteur, c’est toi qui décides.

En maison d’édition, tu dois accepter les recommandations de l’éditeur. C’est écrit dans le contrat qui te lie à lui.

Les retours financiers plus conséquents en autoédition comparée à l’édition

Si tu choisis l’autoédition, tu perçois un pourcentage élevé sur tes ventes !

Pour te donner une idée, voici les commissions (la somme qui te revient lors de la vente de ton livre) :

  • Sur Amazon : 60 % sur le livre broché, 35 % ou 70 % sur l’ebook
  • Sur TheBookEdition : au choix
  • Sur Bookelis : entre 50 et 80 % du prix de vente sur l’ebook, XXX % sur le livre broché (j’attends la confirmation de ce montant 😉 )
  • Sur Book On Demand : au choix

Nous sommes bien au dessus des 8 ou 10 % offerts par les maisons d’édition !

L’adaptabilité est une force de l’autoédition

L’autoédition s’adapte à tous les auteurs !

  • Tu veux offrir ton livre à tes proches,
  • Tu rêves de tenir ton roman entre tes mains,
  • Tu souhaites te prouver que tu es capable d’accomplir des choses extraordinaires,
  • Tu veux vendre ton livre en ligne,
  • Tu souhaites obtenir un complément de revenu,
  • Tu envisages de renforcer ton entreprise grâce à un livre, tu veux parler de ton métier,
  • Tu as un message à faire passer, un témoignage à partager,
  • Tu es motivé à faire bouger les choses,
  • Tu ne te retrouves dans aucun de ces cas de figure…

L’autoédition s’adapte à toi !

Note tes objectifs, ton « pourquoi » (lis mon article pour te poser les bonnes questions de l’auteur autoédité en cliquant sur le lien), monte ta stratégie, sélectionne ce qui t’aidera, celles et ceux qui te soutiendront dans cette aventure, et lance-toi !

Il n’y a pas de règles strictes. Tu crées tes propres règles du jeu.

Ce n’est pas du tout le cas de l’édition en maison d’édition où tout est cadré et réglementé selon les règles fixées par l’entreprise. À toi de t’y plier.

Tout le monde peut s’autoéditer

Oui, c’est un inconvénient (comme je l’ai expliqué un peu plus haut), mais aussi un sérieux avantage ! Car, toi aussi, tu peux t’autoéditer !

Rien ne t’en empêche si tu le souhaites. Avec l’autoédition, tu as le moyen de dépasser tes blocages et d’attendre tes objectifs.

Les résultats dépendent cependant, du temps, de la formation et de ton expérience en tant qu’auteur. Bref, l’autoédition de ton live dépend de toi.

Contrairement à l’édition classique dont les multiples épreuves et sélections te barrent la route sans même en connaître les raisons claires et précises.

Après ce comparatif entre autoédition ou édition, tu dois certainement y voir plus clair. Cependant, j’aimerais préciser un point essentiel.

Tu n’as pas à choisir ENTRE l’autoédition ou édition. Tu peux avoir les deux si tu le souhaites ! Et il existe d’autres solutions. 🙂

Choisir entre l'autoédition et l'édition ou l'alternative idéale

Je t’invite à lire mon article « Choisir entre l’autoédition et l’édition ou l’alternative idéale », qui fait suite à celui-ci (bientôt disponible). Je te parle du statut d’auteur hybride, de tremplin vers l’édition. Je te donne des pistes de réflexion pour faire ton choix entre l’autoédition et l’édition. Enfin, je te parle d’une alternative récente et efficace qui résoudra certainement ton dilemme !

En attendant, j’espère que ce comparatif t’aide à y voir plus clair. Si tu en connais d’autres, je t’invite à m’écrire ou à les indiquer en commentaire.

Bonne réflexion !

Émilie

Emilie Varrier

Emilie Varrier

Romancière autoéditée, je soutiens les auteurs dans l'autoédition de leurs livres grâce à une méthode unique : la Co-Autoédition. Depuis 2018, mon expérience a renforcé mon savoir-faire et mon expertise de l'autoédition.

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Emilie Varrier

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Romancière autoéditée, je soutiens les auteurs dans l'autoédition de leurs livres grâce à une méthode unique : la Co-Autoédition. Depuis 2018, mon expérience a renforcé mon savoir-faire et mon expertise de l'autoédition.

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2 commentaires sur “Autoédition ou édition traditionnelle : le comparatif pour mieux choisir”

  1. Rubrique très intéressante mais je n’ai pas trouvé celle intitulée “Choisir entre l’édition ou l’auto-édition ou l’alternative idéale” qui “fait suite”.

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